
M. Noureddine Miftah : Président de la Commission de Déontologie de la Profession et des Affaires Disciplinaires
M. Noureddine Miftah, président de la Commission de Déontologie de la Profession et des Affaires Disciplinaires, a souligné que la Charte de déontologie journalistique est la première du genre au Maroc, ajoutant que l’éthique professionnelle fait partie intégrante des solutions attendues pour résoudre la crise du secteur de la presse dans notre pays. « L’engagement éthique professionnel est le seul moyen de consolider la place du journalisme au sein de la société, et si cette place continue à manquer de stabilité, toutes les solutions économiques et entrepreneuriales seront vaines ».
M. Miftah a indiqué que la Charte est le résultat d’un effort national qui consacre les principes et les meilleures pratiques élaborés par le Conseil dans le cadre des consultations permanentes avec la presse, les organisations professionnelles et de défense des droits de l’homme et des membres de la société civile. Cela a été souligné lors d’une rencontre organisée par le Conseil dans laquelle a présenté la Charte à Casablanca le 15 novembre 2019, qui a coïncidé avec la journée nationale de l’information, avec la présence d’un grand nombre des professionnels, éditeurs, journalistes et défendeurs des droits de l’homme.
De son côté, M. Younes Mjahed, Président du Conseil National de la Presse, a mis en évidence l’importance de veiller au respect de l’éthique professionnelle dans les compétences du Conseil, ce qui en a fait une question centrale dans ses programmes de travail. Ainsi, l’approbation de la charte de l’éthique représente un grand pas dans le parcours de la mise en pratique de ce programme.
M. Mjahed a ajouté que, le Conseil travaille en parallèle sur un projet visant à renforcer la formation, la sensibilisation et la présentation de la Charte, dans ses divers détails et interprétations, à travers l’organisation des rencontres, la publication et la diffusion des contenus de la Charte, la surveillance des violations, la réalisation des études et le travail en coopération avec tous les professionnels concernés, la société civile, les établissements d’enseignement et les différents acteurs de domaine du journalisme afin d’arriver à une presse éthique et fidèle à ses responsabilités sociales.
La deuxième partie a été consacrée aux interventions du professeur Abdelouahhab Rami qui ont commencé le débat par détailler la philosophie de la Charte et les connotations de son titre, pour passer après aux nouveautés de la Charte, car il contient non seulement les devoirs des journalistes, mais aussi leurs droits, dont le plus important est leur droit à la protection. En ce qui concerne l’axe de la responsabilité professionnelle, la Charte ne remet pas en question le concept du professionnalisme en soi, mais relie l’éthique au professionnalisme dans son exécution, c’est-à-dire que l’attitude décisive du professionnalisme est liée en grande partie au respect de l’éthique professionnelle, selon sa déclaration.
M. Rami considère également que le centre de responsabilité envers la société traduit les principes de justice et de paix en relation avec le concept de dignité. Ainsi, il concerne les différents membres de la société. Quant au droit à l’oubli, il a été apprécié par le Docteur comme une clause spéciale qui n’avait pas été discuté auparavant, en le considérant un nouveau droit de la société auprès du journaliste. Le Dr. Abdelouahhab Rami a conclu sa présentation détaillée en abordant l’axe de l’indépendance et de l’impartialité de la presse, pour être pris comme un article qui rendrait le journaliste libre des pouvoirs de l’argent et de la politique, en soulignant enfin la nécessité de mettre l’accent sur l’équilibre conditionnel entre l’éthique professionnelle journalistique et l’éthique administrative.
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