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Communiqué à propos de la Journée Nationale de l’information

Le Maroc célèbre la Journée Nationale de l’information le 15 novembre, une occasion pour évaluer la situation générale de la presse et des médias dans notre pays et de voir ce qui a été accompli et ce qui doit être réalisé à l’avenir pour répondre aux aspirations de la démocratie, aux ambitions des professionnels et aux expectatives de la société.

Le Conseil National de la Presse, en tant que l’un des composants du panorama médiatique et une institution nationale chargée de l’autorégulation de la profession, vus les principes de la constitution de manière qu’il souligne avec fierté la persistance du secteur de la presse, tant par les travailleurs que par les responsables , pour la prestation continue du service public, dans le contexte de la pandémie, et considère que la situation de la profession, à différents niveaux, exige l’intensification des efforts des différentes parties concernées, y compris les entreprises de presse, les institutions médiatiques, les instances représentatives des journalistes et des éditeurs, les représentants des diverses professions associées ou impliquées dans le secteur, les autorités publiques et les organismes communautaires afin de promouvoir le secteur de la presse et de l’information, faire face à la crise provoquée par la pandémie et affronter les défis survenus à différents niveaux, professionnels, éthiques et économiques.

Le Conseil National, de sa part, tient à souligner qu’il est prêt à poursuivre le travail, en plus de ces diverses activités, afin de remplir les rôles qui lui sont confiés, et d’atteindre ses objectifs, en tant qu’organe d’autorégulation, dont le législateur lui a conféré de veiller à assurer le respect de l’éthique professionnelle, à octroyer des cartes de presse, à former des journalistes, à réaliser des études dans son domaine de compétence, à arbitrer les litiges dans le secteur, et produire un rapport annuel sur l’exercice de la liberté de la presse, la situation de l’entreprise de presse et des journalistes en jouant un rôle consultatif dans les lois, les décrets et les procédures législatives et organisationnelles concernant la profession de la presse.

Sur la base de ses fonctions et de ses rôles, le Conseil, depuis sa création le 5 octobre 2018, s’est impliqué dans ces différents aspects, dans le cadre de la responsabilité sociale qui lui a été confiée par le législateur et les professionnels.

Pour communiquer et interagir avec l’opinion publique, soit professionnelle ou avec les autres catégories de la société, il considère que les tâches qu’il accomplit dans le cadre de sa compétence exigent un grand effort, un travail et une contribution collective afin d’avoir une pratique journalistique professionnelle de haute qualité au service de la société et à la réalisation des principes de liberté, de transparence et de démocratie.

Le Conseil travaille sur une charte de déontologie de la presse depuis les premières semaines de sa création et l’a ratifiée après plusieurs réunions et consultations avec des instances et des experts. Il a été publié au bulletin officiel. Ainsi, il est en vigueur étant la base sur laquelle la Commission de Déontologie de la Profession et des Affaires Disciplinaires traite les plaintes reçues par le Conseil, envoyées par les journalistes et les secrétaires généraux des partis politiques, directeurs des institutions publiques, des présidents des conseils de gouvernance, des parlementaires et présidents des associations, des entrepreneurs et des citoyens de différentes catégories, y compris les demandes d’équité et de réconciliation des citoyens devant ce qu’ils considèrent comme atteinte de leur dignité, leur honneur et une diffamation contre eux.

Le nombre total des plaintes est d’environ 40, et il y a des plaintes dans lesquelles la Commission rendra des décisions disciplinaires le plus tôt possible. La commission, dans le cadre de son examen des dossiers, se base sur des conseils juridiques documentés dans les affaires traitées, établissant ainsi une connaissance générale et juridique dans le domaine de l’éthique.

De plus, certaines plaintes n’exigeaient que la publication des faits des parties plaignantes, dont le Conseil les a pu régler en collaboration avec les journaux responsables des plaintes.

Le Conseil a considéré qu’il y a des questions qui exigent des réponses automatiques susceptibles d’affecter la société dans son ensemble, telles que le racisme, l’incitation à la haine, la défense de la violence, les abus envers les femmes et les mineurs et les campagnes de diffamation, parmi d’autres cas qui constituent une violation flagrante de l’éthique et des droits de la société ou de certains groupes qui doivent être protégés contre les attaques et les abus.

Parallèlement à ces dossiers, le Conseil a réalisé un rapport sur la pratique professionnelle, dans le contexte de la pandémie, dans lequel il a noté ses observations sur le niveau du respect de la presse de ses rôles, notamment son éthique.

Dans le même sens, un séminaire sur l’éthique de la presse a été organisé pour présenter et discuter de la Charte à Casablanca à l’occasion de la Journée Nationale de l’information, et un autre séminaire international pour étudier les expériences d’autres conseils similaires dans le monde en novembre de l’année dernière, à Tanger, et un troisième sur la diffamation, en octobre dernier à Rabat.

Le Conseil cherche à produire les actes des colloques sous forme des brochures, qui serviront de référence pour les chercheurs et les journalistes. Il poursuit la série de séminaires thématiques, appelés séminaires de la Charte, sur diverses questions éthiques intéressant la profession journalistique. Il organisera bientôt un symposium sur l’image des femmes dans les médias.

Outre ce qui précède, le Conseil travaille sur un programme visant à promouvoir la sensibilisation aux principes de l’éthique de la presse, tant au niveau des publications qu’au niveau des liens audiovisuels et des campagnes, afin de mener des études sur les violations dans certains domaines, mettre en œuvre des projets de coopération avec des ministères tels que l’éducation, la culture, la gouvernance et des organisations internationales telles que l’UNESCO, sur l’éducation à l’information, travailler avec les instituts de la presse et aux médias pour adopter la matière de l’éthique professionnelle dans les programmes scolaires, et de coopérer avec l’Office des droits d’auteur sur le piratage, organiser des réunions avec les agences de presse et les institutions en établissant un système de suivi automatique des violations commise dans le domaine de l’éthique professionnelle.

Le Conseil considère la réhabilitation et le développement de l’entreprise de presse l’un des principaux points d’entrée pour la protection de la presse et le renforcement de ses rôles au sein de la société. Il a travaillé sur ce dossier par le biais de la Commission de l’Entreprise de Presse et de la Mise à Niveau du Secteur, dont il a rédigé un rapport, qui était une recherche sur le terrain montrant que la plupart des acteurs dans le système économique du secteur de la presse papier, numérique, national et régional se sont mis d’accord que la vision n’est pas claire et l’avenir professionnel n’est pas contrôlé à cause des différents facteurs.

Le rapport note qu’un retour à la situation d’avant le Covid-19 serait particulièrement difficile pour la presse écrite. Il est également clair que leurs parts de publicité continuent de se détériorer en raison du ralentissement économique causé par la pandémie.

La commission est en train de réaliser une nouvelle étude sur le secteur, dans le but de fournir une vision réaliste des défis potentiels pour la presse.

Les différents indicateurs contenus dans le premier rapport montrent que la pandémie de Corona a affecté la presse marocaine, comme tous les secteurs, mais que sa crise est de nature structurelle avec des dimensions interdépendantes et parfois complexes.

Le Conseil a présenté une série de mesures pour soutenir le Plan national pour la lecture, à travers le développement de l’éducation aux médias et la lecture dans les écoles, l’activation du projet du Fonds national d’appui à la lecture de la presse, la mise en place de la transparence sur le marché de la publicité et la création d’un bureau marocain chargé de vérifier la visibilité et la publicité de la presse papier et électronique, contrôler la transparence des chiffres par la distribution, les ventes et les lectures, l’application de règles et de règlements pour le contrôle des pratiques publicitaires dans la presse, ainsi que trouver des moyens de réduire la domination des géants du web sur l’économie du commerce électronique au Maroc.

Le Conseil a demandé une révision du système de soutien public aux journaux papier et électroniques pour leur développement, afin de suivre le rythme de la transformation numérique par encourager les investissements dans le secteur de la presse, pour intégrer le journalisme régional dans le système de la régionalisation avancée, compte tenu de son rôle vital, et de revoir la formation et la réhabilitation des ressources humaines, qui sont un élément clé dans l’amélioration de la qualité et de la productivité du produit de presse.

Le Conseil invite à traduire toutes ces actions en signature des accords avec les différentes parties concernées, que soit privées ou publiques le plus tôt possible, afin de faire face à une crise profonde qui, si elle était exacerbée, risquait de perturber le rôle vital et communautaire de la presse.

Les campagnes organisées par le Conseil pour la promotion de la lisibilité ont confirmé la réactivité des professionnels aux liens et aux affiches réalisés, car ils ont été largement diffusés et publiés, ce qui démontre l’importance d’une orientation systématique vers la société pour encourager la lecture.

Il est à noter qu’après l’inauguration du Conseil National de la Presse le 5 octobre 2018, les membres de la Commission de la Carte de Presse Professionnelle du Conseil d’administration ont relevé un défi majeur qui consiste à l’octroi de la carte de presse 2019, étant encore sans siège ni ressources humaines.

Les membres du Conseil, chargés de la carte professionnelle, ont travaillé au sein du Ministère de la Communication à ce moment-là pour recevoir les dossiers de demande de la carte professionnelle. Ils ont tenu des réunions pour délivrer la carte. En 2019, 3016 cartes ont été remises.

Le Conseil travaille actuellement à améliorer les exigences en matière de réception et de traitement des dossiers, avec un siège social disponible, avec un total de 3673 demandes, dont 2928 ont été approuvées par la Commission de la Carte de Presse Professionnelle au titre de l’année 2020.

La commission cherche actuellement à renforcer ce service grâce à des technologies de communication modernes, afin de faciliter la procédure pour les demandeurs de carte de presse.

En vue de poursuivre l’examen des conditions d’accès à la profession, le Conseil a tenu des réunions de travail avec l’administration de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, l’Office National de la Formation Professionnelle, l’Institut Supérieur de l’Information et de la Communication, la Direction de l’Enseignement Supérieur, le Ministère du Commerce et de l’Industrie et plusieurs autres services pour étudier les diverses questions relatives aux qualifications, aux conditions et aux niveaux de formation convenable au statut professionnel des entrepreneurs individuels, et d’autres questions posées à la Commission au cours de l’examen et du traitement des dossiers. Le Conseil travaille également avec le secteur des communications sur la possibilité de modifier certaines exigences du décret sur les cartes de presse.

Le but de tout ce travail reste de faciliter l’accès à la profession et de l’isoler de tout ce qui peut constituer une dévalorisation de sa place dans la société.

Conformément aux décisions de la Commission de la Formation, des Etudes et de la Coopération, le Conseil a organisé plusieurs sessions de formation journalistique en 2019 dans diverses villes du nord et du sud du Maroc, dans les différentes régions du Royaume. Au cours de cette première saison, sont 247 journalistes qui ont bénéficié de cette formation.

Ce programme a inclus des axes de l’éthique journalistique en ce qui concerne la crédibilité dans la préparation du travail journalistique, le respect de la liberté personnelle des individus, l’évitement de la diffamation, de la calomnie, en soulignant les règles de la pratique journalistique et la production du contenu audiovisuel.

Le Conseil voit que cet axe est essentiel dans son travail, à travers la coopération avec les secteurs public et privé opérant dans l’enseignement du journalisme et de l’information, ou par des partenariats, aux niveaux national et international, pour accroître la capacité des professionnels. Il vise à s’assurer que la formation soit appropriée aux exigences d’une profession et des normes académiques et éducatives pour le maintien des exigences de compétence.

L’un des pouvoirs importants confiés au Conseil National de la Presse est le rôle de la médiation et de l’arbitrage dans les conflits de travail dans le secteur de la presse. La commission responsable de ce dossier a préparé des lignes de travail sur la façon de recevoir et de suivre les cas. Il a déjà reçu plusieurs plaintes et demandes de médiation, qui ont été examinés.

Il organise également des réunions d’étude avec un certain nombre de parties intéressées ou potentiellement utiles sur les sujets entrant dans les spécialités dela commission ; les instances chargées d’arbitrage, l’institution des inspecteurs du travail, la justice sociale, les représentants des journalistes et des éditeurs.

Dans le cadre de la contribution du Conseil National de la Presse aux efforts scientifiques indispensable pour une vision claire du secteur, il travaille à travers les projets de ses commissions, notamment de la Commission chargé des études pour enrichir le panorama national dans un domaine stratégique qui nécessite un suivi, une surveillance et une analyse.

En plus de ce qui a été accompli jusqu’à présent, le Conseil étudie actuellement la réalité et l’avenir de la presse et travaille à un projet d’étude sur les instituts de formation des journalistes. Ainsi qu’il a d’autres projets concernant des rapports complets et thématiques dans tous les domaines de spécialité.

Il lancera prochainement son rapport sur l’exercice de la liberté de la presse en 2019, et sur l’état de la presse au cours de l’année. Il a également préparé une étude socioprofessionnelle sur la situation des journalistes, qui sera publié dans le cadre de son rapport annuel.

Le Conseil National de la Presse, en présentant ces données à l’occasion de la Journée Nationale de l’Information, a pour objectif de souligner son pari que la prise de conscience de l’importance du journalisme et de la communication a été doublé dans la société, non seulement à cause des technologies modernes et la révolution des médias, mais aussi parce que les défis auxquels notre pays est confronté, sur divers fronts, exigent un engagement collectif et des efforts intensifs pour développer la presse et l’information aux niveaux industriel et humain. et la protection des journalistes, et les différents travailleurs de ce secteur, parce que les circonstances ont confirmé qu’il n’y a pas d’alternative que la presse professionnelle, qui continue d’être la soupape de sécurité pour la construction de l’opinion publique responsable et mûre, capable de faire face à la désinformation et à la violation des principes de l’éthique professionnelle, et demeure la garantie du pluralisme et de l’exercice de la liberté de la presse, ainsi que de la recherche et des commentaires minutieux.

Le Conseil National de la Presse appelle tous les professionnels, les responsables, les journalistes et les travailleurs, à poursuivre leurs efforts fructueux et à fournir, dans des circonstances difficiles, un bon résultat qui suppose également la réactivité des autres parties, en particulier des autorités gouvernementales, afin d’ouvrir des ateliers nationaux complets pour protéger l’avenir de la presse et améliorer son rôle et sa position dans la société.