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Le Conseil de presse du Canada examine le dossier de la fiabilité des informations diffusées au public

Rabat, le 04-2022

Dans le cadre du suivi par le Conseil National de la Presse du Maroc des derniers développements en matière d’éthique de la profession de presse au niveau des différentes instances internationales, il a formellement communiqué avec son homologue, le Conseil de Presse Canadien, en vue d’examiner les affaires récemment tranchées, afin de protéger la liberté de la presse et de défendre le droit du public à une bonne information.

Les parties intervenant dans le dossier

À cet égard, selon le Conseil National de la Presse, M. Joël Brunet a déposé une plainte auprès du Conseil du Canada, en octobre 2020, contre une émission intitulée « Bonjour la Côte », présentée par une journaliste du nom de Bis Petitpas, sur les ondes d’ICI Radio-Canada Première pour « manque de fiabilité des informations transmises par une source, des propos discriminatoires et atteinte à la réputation ».

La plainte concernait une partie de l’émission de radio du matin, où la journaliste a discuté avec ses invités un projet de loi soumis par le gouvernement du Québec sur l’organisation des véhicules tout-terrain et des quads en route, en présence du Président d’un club spécialisé dans ce type de véhicule et d’activité. On parlait durant l’émission objet de plainte sur le fait d’obliger les utilisateurs de ce type des véhicules à avoir un permis de conduite en vigueur pour le voyage.

Quant au plaignant, les remarques de la présidente du Club sont discriminatoires à l’égard de tous les utilisateurs de véhicules de montagne qui préfèrent ne pas se joindre à des clubs de véhicules tout-terrain, et ce n’est pas rouler sur des pistes précises contrôlées par des clubs. Alors que « l’Article 19.1 du Manuel d’éthique de la presse du Conseil de la presse du Québec » considère que les journalistes et les médias s’abstiennent d’utiliser des déclarations ou des termes qui, pour des motifs discriminatoires, tendent à inciter à la haine ou à encourager la violence ou les préjugés à l’égard de personnes ou de groupes.

Analyse de l’entité du Conseil de presse du Québec

Toutefois, la Régie de la règlementation du Conseil Canadien a noté que la journaliste avait présenté l’opinion de sa source au lieu des faits qu’elle aurait dû évaluer sa crédibilité. Elle a pris des mesures raisonnables pour assurer la fiabilité des informations transmis au public et elle a invité la présidente du Club en qualité d’une personne ayant une expérience reconnue dans la nature et l’environnement de l’activité mentionnée dans la section de la plainte ; dans ce cas, l’animateur et l’émission peuvent diffuser l’opinion de la source.

Les textes éthiques

D’autre part, même si le Conseil de la Presse Canadien ne traite pas les plaintes de diffamation, parce qu’il ne relève pas de l’éthique de la presse, mais plutôt de la sphère judiciaire, il a insisté sur l’analyse des détails du dossier et de le traiter objectivement et avec intérêt. Ainsi, il a estimé que la plainte qui lui était soumise ne pouvait pas constituer une diffamation ou une cible pour le contenu d’une déclaration ou d’une expression de divergence d’opinion avec l’auteur d’une publication ou d’une décision (conformément à la règle 2, article 13.4)

Le jugement final

À la fin des chapitres de ce dossier, après avoir reçu une réponse de toutes les parties désignées, le Conseil de presse du Québec a rejeté la plainte contre le programme de radio et la journaliste étant « un manque de fiabilité des informations transmises par une source et des propos discriminatoires », qu’il a jugé irrecevable, sur la base de la règlementation juridique canadienne régissant la déontologie de la presse.

Source : https://conseildepresse.qc.ca/decisions/d2020-10-147/