Rabat, le 04/05/22
Le Conseil National de la Presse continue sa communication avec les différents conseils de la presse dans le monde et cette fois il a choisi de souligner l’une des plaintes les plus controversées, après avoir été signé par 1400 personnes. Le Conseil de presse du Québec l’a reçu avec une analyse attentive et un effort particulier avant son jugement. Cela dans le cadre de connaitre le programme de travail de son homologue étant une instance qui veuille à protéger la liberté de la presse et défendre le droit du public à une information de qualité depuis presque 50 ans de carrière.
Les parties concernées par le dossier
Dans les détails de ce dossier « sans précédent », tel que décrit le Conseil de presse du Québec, trois programmes ont soulevé un nombre sans précédent de plaintes dans un seul dossier qui « préjudice, diffusion des informations inexactes et incomplètes, atteinte à la dignité, identification d’un mineur et discrimination », signé par Emily Jad et Milaidi Bejould, Alice Cambo, et le reste des 1400 plaignants, daté de novembre 2020.
Il s’agit des programmes « Les effrontées », « 100% Nouvelles » et « Benoit Dutrizac », tous diffusés sur QUB Radio. Selon le Conseil National de la Presse, les plaintes ont été dirigées aux animateurs de ces programmes ainsi qu’aux quelques invités qui ont participé au débat dans une table ronde dans un cadre social.
Elizabeth Rio est considérée l’axe du sujet débâti dans les trois programmes concernés par le dossier, et l’une des plaignantes les plus importantes. Elle se considère le moteur essentiel qui a poussé les gens à déposer ces plaintes, étant une influenceuse sociale dans le monde virtuel ; de manière qu’elle avait demandé de généraliser la plainte entre ses abonnés avant d’être présenté à l’organisme de surveillance de la presse du Canada, comme garantie au plus grand nombre de signataires, ce qui a généralisé ainsi une vaste interaction à son nom sur les réseaux sociaux.
Avant ce pas, Elizabeth Rio a fréquemment partagé les détails de sa vie personnelle et professionnelle en tant qu’influenceuse, avec tous ses abonnés sur les réseaux sociaux, où elle a un jour révélé qu’elle avait été victime de violence conjugale par le père de sa fille, en justifiant par des images montrant des ecchymoses et des blessures sur son visage, ainsi que des messages textes qu’elle a également partagés dans le même contexte.
La plainte déposée par l’influenceuse sociale Elizabeth Rio contre les programmes de radio mentionnés ci-dessus est basée sur le fait que les journalistes et les invités abordent les problèmes qu’elle avait partagés à travers leurs publications. L’une des trois présentatrices a mentionné que Elizabeth et son mari sont séparés, mais selon la description utilisée : « Ils lavent leurs vêtements sales dans les lieux publics et avec la participation des adeptes », dans une initiative qui dénonce les manifestations trompeuses qui envahissent la vie des influenceurs dans le monde virtuel.
L’analyse du Conseil de presse du Québec
En traitant le dossier, le Conseil a considéré que les deux journalistes concernés par la plainte pratiquent le journalisme d’opinion en tant que chroniqueurs et journalistes d’opinion, ce qui a annulé les accusations de « partialité », puisque le journalisme d’opinion était exclu du principe d’impartialité, comme le prévoit l’article 10.2 (3) du Guide d’éthique de la presse.
Le Conseil de presse du Québec a considéré important déterminer le genre de la presse adoptée par les professionnels lors d’exercer leur profession, car il était nécessaire de déterminer la base de l’information reçue par le public, afin d’éviter la confusion entre la presse factuelle et celle l’opinion de son auteur.
Cela a également été respecté par le troisième programme concerné aussi par la plainte, où le troisième journaliste s’est engagé à l’impartialité dans la présentation des informations et la discussion du sujet, afin que l’avis reste du commentateur qui était son invité qui a exprimé son point de vue partant de sa spécialité.
Le jugement final
En tant que tribunal d’honneur pour la presse dans son pays, avec le pouvoir d’émettre des sanctions éthiques, et le titulaire de l’opinion sur diverses questions ou pratiques relatives à ses missions, le Conseil de presse du Québec a décidé de refuser la plainte contre les personnes impliquées dans la présentation des trois programmes, d’abandonner les accusations de « doléance et partialité » et de « présentation des informations inexactes », et il a estimé que les journalistes n’avaient pas enfreint l’article (9c) du Guide de Déontologie des Journalistes.
Il convient de noter que les principes et l’éthique de la profession journalistique au Canada considèrent que la qualité des informations est divisée entre ce qui produit les journalistes et les médias, selon les types de journalisme, et les informations qui jouissent de « la neutralité » et « impartialité envers un point de vue déterminé », selon l’article (9c) du Guide.
Source : https://conseildepresse.qc.ca/decisions/d2020-11-15
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