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Résumé de l’étude sur la situation des journalistes au Maroc

L’étude statistique présentée par le Conseil National de la Presse le mercredi 5 mai 2021, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, qui a été suivie par un certain nombre de médias et diffusée sur le site web du Conseil (cnp.press.ma).

73% des journalistes sont payés plus de 6000 dirhams par mois, tandis que 27% reçoivent moins de 6000 dirhams par mois et travaillent dans la presse électronique ou dans autres secteurs de la presse.

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L’étude, basée sur les informations fournies par les journalistes lors de demander la carte de presse professionnelle au titre de l’année 2020, met l’accent sur les différences professionnelles et sociales entre les journalistes femmes et les journalistes hommes.

L’échantillon étudiée a compris 2451 journalistes. L’étude s’est fondée sur une série d’axes relatifs à l’égalité, l’âge, les diplômes, la répartition géographique, les salaires, les tâches et à l’ancienneté au travail.

Les données déduites de cette étude peuvent être résumées comme suit :

Il n’y a pas de disparité entre les salaires des journalistes femmes et des journalistes hommes sauf lorsque prend en considération l’indice de responsabilité, c’est ici que la rémunération du journaliste est plus élevée.

En ce qui concerne l’ancienneté, il n’y a pas de grande différence entre le salaire moyen d’une personne qui a travaillé plus de 20 ans et celui d’une personne qui a travaillé moins de 10 ans.

Il n’y a pas de différence significative dans les salaires des journalistes selon le diplôme.

Les journalistes reçoivent entre 3000 et 6000 dirhams selon la distribution suivante :

51.85% pour la presse électronique

43.46% pour les sociétés de la production audiovisuelle

20.38% pour la presse écrite papier

11.34% pour la société nationale de la radio et la télévision

8.86% pour la MAP

8.7% pour 2M

16.88% pour les radios privées entre 4000 et 6000 dirhams

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Selon l’étude, 1082 journalistes (44.15%), ont entre 20 et 40 ans, 1278 journalistes (52.15%), ont entre 40 et 60 ans, et 91 journalistes, (3.7%), ont plus de 60 ans.

En ce qui concerne le niveau académique, l’étude a confirmé que 64,4% des journalistes ont une licence universitaire ou plus, dont 19,2% ont un master ou un doctorat, tandis que 35,4% ont un niveau académique de la licence ou moins, travaillent comme techniciens ou ont déjà obtenu une carte de presse, avant la mise en vigueur de la Loi fondamentale sur les journalistes professionnels.

Pour la mission journalistique, l’étude a révélé que 42,8% des journalistes travaillent comme rédacteurs, dont 60% sont des hommes et les catégories de rédacteur, technicien, photographe, stagiaire et photographe de télévision représentent ensemble 68,3% des travailleurs.

En ce qui concerne la répartition géographique, l’étude montre que plus de 76,5% des journalistes travaillent à Casablanca- Settat et à Rabat-Salé-Kenitra. 1092 d’entre eux travaillent dans le journalisme électronique, 915 dans les médias audiovisuels, 584 dans la presse papier, 239 dans la presse de l’Agence, 148 journalistes honoraires, 107 journalistes indépendants et, enfin, 65 journalistes travaillent dans les sociétés de production audiovisuelle.

En termes d’ancienneté au travail, l’étude a confirmé que 56,3% de tous les journalistes ont moins de 10 ans dans la profession, 24,2% entre plus de 10 ans et moins de 20 ans et 19,5% ont plus de 20 ans d’ancienneté.

En ce qui concerne la situation familiale de l’échantillon des journalistes professionnels, l’étude a montré que 1627 d’entre elles, soit 66,4% sont mariées et réparties selon les domaines professionnels, 25,5% dans le secteur audiovisuel, 18,4% dans la presse électronique, 15,3% dans le journalisme papier, 5,59% dans la presse d’agence et 1,47% dans les entreprises de production audiovisuelle.

En ce qui concerne les salaires des journalistes en fonction de leur mission et de leur domaine de travail, l’étude a montré qu’il existe une série de différences selon l’objet de l’étude, telles que le diplôme, l’ancienneté au travail, la mission journalistique et le secteur de la presse, ainsi qu’entre les secteurs public et privé.

L’étude a confirmé que le taux global de rémunération des journalistes au niveau national, pour tous les secteurs, est de 10.121,98 DHs par mois, mais cela ne reflète la réalité de la situation vue la disparité des pourcentages, qui ne tiennent pas compte du rapport entre la rémunération et l’ancienneté au travail. La catégorie des journalistes employés par les bureaux internationaux de l’Agence de presse du Maghreb a également été exclue pour maintenir la véritable position salariale au Maroc.

Quant au concept de l’égalité entre les journalistes femmes et hommes, le salaire moyen est de 10389,28 dirhams pour les femmes journalistes, et de 10006,33 dirhams pour les hommes, soit avec une différence de 4% pour les femmes journalistes. Le salaire national est de 10121,98 dirhams.

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Dans l’axe relatif aux diplômes, les statistiques montrent que le salaire moyen des titulaires d’un diplôme supérieur (master ou doctorat) est de 11580,36 dirhams étant le salaire le plus élevé. Ce salaire moyen est supérieur de 14% à celui des personnes ayant seulement la licence et supérieur de 25% à celui des journalistes avec moins de la licence.

Selon indique l’étude, l’indice d’ancienneté joue un rôle dans les disparités salariales des journalistes professionnels. On a constaté que le journaliste ayant 20 ans ou plus d’ancienneté gagne un salaire moyen de 14 509,31 dirhams en dépassant de 29 % le salaire moyen pour les journalistes ayant entre 10 et 20 ans d’ancienneté et de 78 % pour les journalistes ayant moins de 10 ans d’ancienneté.

Pour la qualité de la fonction journalistique, les directeurs d’édition et les rédacteurs en chef ont le salaire moyen le plus élevé avec 14627,02 dirhams et dépassent avec 18% les directeur d’édition, 26% les secrétaires de rédaction, 55% les rédacteurs, 81% les photographes et les techniciens, et 122% le salaire moyen des journalistes stagiaires.

En ce qui concerne le secteur dans lequel travaille un journaliste, les différences varient, avec le salaire moyen le plus élevé, dans la presse francophone de 13432.86 dirhams. Le salaire moyen dans l’espace audiovisuel inclue la Société National de la Radio et la Télévision (SNRT), 2M et Medi1tv est de 12958.86. Le salaire moyen au sein de la MAP est de 10481,68 dirhams, suivi par le secteur audiovisuel et les radios privés avec un salaire moyen de 9459.61 dirhams. Quant à la presse écrite en arabe, le salaire moyen est de 9344.78 dirhams suivis par les Sociétés de production audiovisuelle avec 9101.44 dirhams, et enfin la presse électronique avec un salaire moyen de 7202.52 dirhams.

L’étude montre que la répartition des salaires dans les secteurs public et privé varie, car les salaires des journalistes du secteur public dépassent avec 23% le salaire moyen du secteur privé avec un salaire mensuel moyen de 11581,89 dirhams. Les employés de Medi1TV représentent une exception du secteur privé, car leurs salaires sont généralement élevés par rapport aux autres institutions.

En ce qui concerne les diplômes des journalistes, l’étude a confirmé que le salaire moyen des femmes journalistes avec « un autre diplôme » (bac + 2, niveau bac, en cours d’études) a dépassé les journalistes hommes de 19%, tandis que pour les journalistes avec « un diplôme supérieur » (master et doctorat) le salaire moyen des journalistes hommes dépasse celui des femmes de 10%.

En ce qui concerne l’ancienneté, le salaire moyen des femmes journalistes dépasse celui des journalistes hommes de 6 % lorsque l’ancienneté des femmes journalistes est de 20 ans ou plus et de 3 % lorsque l’ancienneté des femmes journalistes est inférieure à 10 ans. Les journalistes hommes dépassent le salaire des journalistes femmes de 3 % lorsque l’ancienneté des journalistes est de 10 à 20 ans.

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Concernant le type de la mission, les comparaisons entre les salaires moyens des journalistes femmes et hommes selon leur mission journalistique montrent des différences de 6% au profit  les journalistes hommes en tant que secrétaire de rédaction, de 14% pour les femmes rédactrices en chef et de 20% pour les journalistes femmes stagiaires, alors que l’étude ne montre aucune différence significative pour les autres catégories, à savoir les directeurs de l’édition, les rédacteurs, les photographes et les techniciens.

L’étude montre que les femmes journalistes gagnent 2% de plus que les hommes dans le secteur audiovisuel (SNRT, 2M, Medi1TV) et 4% dans les entreprises de production audiovisuelle, alors que les écarts de rémunération moyens entre journalistes femmes et hommes est de 1% entre le secteur audiovisuel et les radios privés, 3% dans la presse en langue française, 4% dans la presse électronique, 5% dans la presse de l’Agence et 17% dans la presse en langue arabe.

Pour la comparaison de la rémunération par sexe et des secteurs public et privé, il a été constaté que si le salaire moyen dans le secteur public était supérieur d’environ 23 % à celui du secteur privé, l’évaluation par sexe a montré que la différence relative est de 24 % pour les journalistes hommes, et seulement de 20% pour les femmes journalistes entre les secteurs public et privé.

L’étude statistique du Conseil National de la Presse sur la situation des journalistes femmes et hommes au Maroc a conclu des remarques et les propositions préliminaires capables de développer et améliorer le travail journalistique et prendre des initiatives afin d’améliorer la situation sociale et professionnelle des journalistes femmes et hommes et répondre au manque de la formation et la formation continue et la gestion de ressources humaines.

Le Conseil National de la Presse propose de poursuivre cette étude en détail et à travers deux axes principaux, l’un sur les conditions professionnelles et sociales et l’autre sur les conditions matérielles, liés à divers indicateurs et variables indicatives.

Le Conseil appelle également à :

La nécessité de réaliser des études approfondies au moyen d’échantillons exclusifs et d’autres sur le terrain en organisant des rencontres avec le groupe d’étude au moyen de l’observation directe et d’autres outils de recherche scientifique.

Effectuer des études comparatives avec des autres secteurs ou des domaines nationaux.

Effectuer des études sur le développement de la situation de la presse à travers des différentes étapes historiques.