Rabat, le 04/2022
Le Conseil National de la Presse continue sa révision périodique des questions les plus importantes et les faits contemporains qui concernent le domaine du journalisme et ses acteurs dans différents pays du monde, soulignant dans cet article un cas concernant l’ « exactitude et validité des faits », récemment décidé en France par le Conseil de Déontologie Journalistique et de Médiation (CDJM) daté de décembre 2021, examine les détails scientifiques et les données publiées par le quotidien francophone Midi libre, sur le coronavirus et les citoyens non vaccinés.
Les parties intervenant dans le dossier
Selon le Conseil National de la Presse, ces données ont pris la forme d’un article signé au nom de la journaliste, Lor Decaux, dont le matériel médiatique était intitulé « Les citoyens non vaccinés sont 90% vulnérables à l’infection au virus dans 5 minutes et jusqu’à trois mètres de distance », ce qui aurait donné lieu à de nombreuses accusations contestant la crédibilité de l’article et du journal qui l’a également publié.
M. Fabrice Mékrout a déposé une plainte notariée auprès du Conseil de la Presse Français, affirmant que ce qui a été publié dans l’article « ne respecte pas l’exactitude et la validité des faits, et est considéré comme trompeur et orienté », appelant le Centre de la Démocratie et la Justice Pénale, en vertu de la compétence que lui confère le Conseil de Déontologie Journalistique et de Médiation (CDJM) dans ces cas, à intervenir. Il a écrit, en effet, au directeur de la rédaction du journal, M. Olivier Piscay, ainsi qu’à la journaliste Lor Decaux, en tant qu’auteure de l’article, afin de les informer du renvoi et de les inviter à faire leurs observations dans un délai de quinze jours.
De sa part, la journaliste a expliqué dans une interview en direct avec l’organisme du Conseil, représenté par le Centre de la Démocratie et la Justice Pénale qu’au cours des derniers mois, elle a traité régulièrement des questions scientifiques liées à la Covid-19. Aussi, elle a pu prouver que son article est basé sur un rapport scientifique de l’Institut Max Planck, publié par le site officiel de l’Académie Nationale des Sciences. Elle a insisté, selon dit, que cela l’a amenée à l’importance d’indiquer dans l’article qu’il existe un risque élevé de ne pas porter le masque, même lors de courtes visites à des personnes. Ce qui concerne particulièrement les citoyens non vaccinés, qui sont les plus vulnérables à être affectés par le virus, ainsi elle dénonce sa partialité envers une entité particulière.
L’analyse du Conseil de la Presse français et les textes éthiques
Après discussion et analyse entre les membres de l’organisme concerné par la décision sur le dossier, ont été évoqués les normes qui déterminent les textes éthiques des compromis du journaliste dans de ces situations; car il est généralement considéré comme » tient l’esprit critique, la véracité, l’exactitude, l’intégrité, l’équité, l’impartialité, pour les piliers de l’action journalistique ; tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, l’altération des documents, la déformation des faits, le détournement d’images, le mensonge, la manipulation, la censure et l’autocensure, la non vérification des faits, pour les plus graves dérives professionnelles « , selon la Charte d’éthique professionnelle des journalistes (SNJ, 1918/1938/2011).
Le journaliste doit aussi « respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître », selon la Déclaration des droits et devoirs des journalistes (Munich, 1971, devoir no 1), et doit « respecter les faits et le droit que le public a de les connaître », selon la Charte d’éthique mondiale des journalistes (FIJ, 2019, article 1).
Le jugement final
Enfin, le Centre de la Démocratie et la Justice Pénale a tenu compte du fait que les études scientifiques ont identifié la restriction enregistrée au niveau de l’article du journaliste, par la suite, la Le Conseil de Déontologie Journalistique et de Médiation (CDJM) a déterminé que la règle déontologique d’exactitude et de véracité « n’a pas été enfreinte » par le journal Midi libre, puis elle a informé que le saisine a été déclarée non fondée.
Source : https://cdjm.org/avis-21-192-2/
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