Rabat, le 05/05/22
Parmi les 100 Conseils d’Éthique de la Presse dans le monde, le Conseil de Déontologie Journalistique et de Médiation (CDJM) est l’une des organisations qui travaillent sur la communication avec les conseils des autres pays voisins, dans le but de soutenir la liberté de pensée et d’expression, ainsi que la liberté de la communication et de l’information, et les considérer au cœur de la démocratie.
À cet égard, le Conseil National de la Presse continue d’étendre son pont de communication dès le Maroc à son homologue en France, consistant en un régulateur des médias francophones et germanophones, afin de mettre en évidence les questions et les jugements les plus importants. Ils travaillent dans un cadre professionnel qui protège le droit du public à recevoir des informations fiables, d’une part, et, d’autre part, l’immunité des organes éditoriaux, des éditeurs et des employés de la presse en général.
Les parties intervenant dans le dossier
Parmi les questions les plus récentes relatives à l’éthique de la presse en France, dont le Conseil National de la Presse a officiellement pris connaissance, figure un dossier souligné lors d’une réunion plénière en novembre 2021, qui traite la situation de M. David Kaddour, qui a présenté son dossier sur un article publié sur le site LaMinute.info, en parlant de lui comme d’une personne qui constitue de nombreux actes de « licenciement et harcèlement » contre un certain nombre d’employés d’une entreprise.
L’intéressé a déposé six plaintes contre l’article de journal, ainsi qu’il a enregistré que son droit de réponse n’avait pas été publié sur la page de l’article susmentionné, sans respecter sa présomption d’innocence, et que le journaliste n’avait pas respecté les obligations morales en vertu desquelles il est responsable de tout son travail professionnel et qu’il lui avait condamné sans prendre en considération la présomption d’innocence.
L’analyse du Conseil de Déontologie Journalistique et de Médiation de France
Partant de sa spécialisation sous auspices du Conseil de déontologie journalistique et de médiation de France, le Conseil a déclaré que le principe de la présomption d’innocence au sens juridique n’obligent pas les journalistes car ils ont la pleine liberté d’enquêter sur des questions d’intérêt public, et présenter les personnes comme des responsables de certains faits à la fin d’enquête journalistique « tout en respectant l’exactitude des faits, en recherchant l’équité et l’impartialité dans leur présentation, en interdisant la diffamation et les accusations non fondées ».
D’autre part, bien que le Conseil français ait adressé une lettre au directeur de publication de « LaMinute.info », accompagnée d’une copie à « Alain Britton », auteur de l’article, afin de faire rapport de la saisine avec une demande de réponse dans un délai de quinze jours, « comme stipulé dans les règles de déontologie de la presse ». Cependant, la lettre n’a enregistré aucune réponse de la part des parties des médias concernés.
Les textes éthiques sur les obligations des journalistes
Dans ce cas, selon Conseil de Déontologie Journalistique et Médiation de France, les textes éthiques énoncent l’obligation du journaliste de présenter l’avis et l’avis contraire, de manière que « la notion d’insistance ou d’urgence dans la diffusion de l’information ne permet pas la vérification des faits, des sources ou la présentation de la réponse aux personnes concernées » (selon la Charte éthique mondiale des journalistes FJI, 2019, tâche 5)
En ce qui concerne la violation de la présomption d’innocence, le journaliste « respecte la dignité de la personne et présuppose l’innocence » (selon le SNJ, 1918/1938/2011, Charte mondiale d’éthique des journalistes), ainsi qu’il a « Dispose d’un droit de suite, qui est aussi un devoir, sur les informations qu’il diffuse et fait en sorte de rectifier rapidement toute information diffusée qui se révèlerait inexacte » (selon le SNJ, 1918 1938/2011).
Quant à la responsabilité de la production professionnelle, le journaliste « Prend la responsabilité de toutes ses productions professionnelles, même anonymes », (selon la Charte mondiale d’éthique des journalistes SNJ, 1918/1938/2011). Quant à la confusion entre le rôle du journaliste et celui du juge, le journaliste « Ne confond pas son rôle avec celui du policier ou du juge », (selon la Charte mondiale d’éthique des journalistes SNJ, 1918/1938/2011). Il doit « s’abstenir d’agir comme assistant de la police ou d’autres services de sécurité ».
Le jugement final
Le Conseil de Déontologie Journalistique et Médiation a décidé, en novembre 2021, lors d’une réunion plénière entre les membres du Conseil français que les parties représentant les médias mentionnés dans le dossier n’ont pas respecté les règles éthiques de présenter la réponse et l’équité et n’ont pas respecté la présomption d’innocence, et que le Conseil a averti le journaliste concerné de ne pas respecter les normes éthiques qui invitent à ne pas confondre le rôle du journaliste avec le juge, en assumant sa responsabilité vis-à-vis ses travaux professionnels et le suivi des informations publiées.
Source: https://cdjm.org/avis-21-13
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